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Actualités

mardi 5 mars 2019

Fusion des académies de Caen et Rouen, l'organisation cible est connue : pagaille à prévoir !

Le document ci-dessous nous a été remis en fin de séance du CTA du 5 mars en... questions diverses. Pour les autorités académiques, le sujet relevait visiblement d'une question mineure qui ne nécessitait pas un point digne de ce nom à l'ordre du jour de la séance.

Un CTA exceptionnel sur la fusion des académies est prévu à une date inconnue.

Télécharger le projet (rien qu'un projet, hein !) de désorganisation des services académiques

lundi 25 février 2019

vidéo du rassemblement du 25 février à Rouen

Mobilisation contre la fusion des académies - 25 février 2019



Mobilisons nous contre la fusion des académies Caen et Rouen !

dimanche 10 février 2019

vendredi 8 février : 200 agents du rectorat de Rouen et des DSDEN de l'académie de Rouen se mobilisent contre la fusion des académies normandes


Rouen, vendredi 8 février 2019, 15h

Une forte mobilisation (plus de 200 personnes) à l'initiative du personnel au rectorat de Rouen s'est tenue ce jour dans le hall. Elle est historique !

Le Snasub-FSU soutient la mobilisation des personnels du rectorat de Rouen et des services académiques et mettra tout en oeuvre pour défendre les revendications issues de l'expression des personnels contre le processus d'expérimentation de fusion à l'oeuvre."

Le bureau académique

Snasub-FSU, académie de Rouen

dimanche 3 février 2019

Annulation des fusions d'académies : dépêche AEF 31 janvier 2019 + vidéo de Blanquer

Lire la Dépêche AEF du 31 janvier 2019

Consulter la vidéo avec l'intervention de Blanquer

vendredi 1 février 2019

Déclaration en vidéo de JM Blanquer annonçant l'abandon des fusions

Communiqué du SNASUB-FSU : les académies ne fusionneront pas : une première victoire !

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean Michel Blanquer, a annoncé devant la Commission des Affaires culturelles et de l'Éducation de l'Assemblée nationale qu'il y aurait un maintien de tous les rectorats et de tous les recteurs.

Le SNASUB-FSU, opposé depuis 2015 à la perspective de fusions des académies, contestant un par un les arguments présentés à l'appui de ces projets, n'a pas ménagé ses efforts pour mobiliser les personnels sur ce sujet, défendre leurs métiers et leurs expertises professionnelles, la proximité et les bons niveaux d'organisation, de pilotage et de gestion du service public d'éducation.

Ce premier pas en arrière du ministre quant à l'orientation de fusions généralisées annoncée au mois de juillet 2018 est une première victoire pour les personnels et le service public d'éducation.

Toutefois, le SNASUB-FSU reste vigilant, notamment en ce qui concerne les académies de Caen et de Rouen, où nous demandons la nomination d'un recteur ou d'une rectrice pour chacune d'entre elle.

De même, dans le contexte de suppression d'emplois administratifs, le SNASUB-FSU refusera les réorganisations de services qui seront opérées sous la contrainte d'insuffisances de moyens et de dégradations des conditions de travail des personnels, et qui n'auraient alors aucune justification en terme de renforcement et d'amélioration du service public.

Malmenée depuis trop longtemps, l'administration des ministères de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, aux niveaux central et déconcentré, exige d'être au contraire confortée.

mercredi 30 janvier 2019

La rectrice de Nancy-Metz confirme le report de la fusion des académies d'une même région

Cela fait suite à une décision conjointe des ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur et de la recherche.

Lors d'une réunion des proviseurs du Grand Est avec la Région la rectrice de Nancy-Metz Florence Robine confirme le report de la fusion des académies d'une même région. Cela fait suite à une décision conjointe des ministres de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur et de la recherche.

source : Est Républicain

mercredi 9 janvier 2019

Modification de la carte des circonscriptions 1er degré dans l'Orne en 2019

LU SUR LE SITE DU SYNDICAT DES PROFS DES ECOLES (SNUIpp-FSU) :

Alors que la DASEN nous a informé le 4 octobre dernier d’une réflexion sur le redécoupage des circonscriptions, elle nous avait affirmé ne pouvoir nous en dire plus car cela était complexe et demandait encore réflexion. Pourtant, la voici telle qu’elle a été communiquée aux sénateurs/trices, aux député.e.s, aux président.e.s d’EPCI ainsi qu’aux maires du départements de l’Orne.

Vous trouverez cette carte ci-dessous.

Projet de carte des IEN

Quelques remarques : sur la forme : Il est bien-aisé d’afficher un dialogue social, mais seuls les actes comptent. Il nous faut noter qu’encore une fois, les élu.e.s sont informé.e.s sans que les représentant.e.s des personnels (les premiers/ières impacté.e.s) n’aient été consulté.e.s.

Sur le fond :
- Une circonscription de moins, cela signifie probablement un.e IEN de moins et un.e équipe de circonscription de moins.
- Des circonscriptions plus grandes donc plus de route pour certain.e.s lors des réunions de directeurs/trices, des animations pédagogiques, etc...

Bien sûr, tout cela n’existe pas à l’heure actuelle puisque nous n’avons pas été consultés.

AJOUT DU SNASUB-FSU :

Il serait fort sympathique que le personnel administratif soit informé en amont ne serait-ce que pour prévenir des changements induits (suppression d'un emploi de secrétaire...)

mardi 18 décembre 2018

Cité administrative Alençon : compte rendu du CHS du 23 octobre 2018

Vous trouverez ci-dessous les projets de densification (12 m²/poste de travail) pour la cité administrative et qui aura des conséquences pour l'éducation nationale.

diaporama sur la densification des locaux

Compte rendu officiel du CHS du 23 octobre 2018

COMMENTAIRES DU SNASUB-FSU

« objectif : moins de surface par agent »

Tenu le 23 octobre dernier, il a abordé la question du resserrement des espaces de travail aux personnels, appelé poliment la « densification » par la préfecture.

L’objectif est d’atteindre 12 m² par poste de travail. A l’heure actuelle, la DSDEN est composée de 72 postes de travail et nous avons 13,90 m² par poste. Il y aurait donc 1.90 mètre x 72 postes = 136.80m² à rendre à la préfecture.

La préfète a demandé à ce qu’on choisisse un des trois scénarios élaborés. la FSU a pris la parole pour rappeler que nous n’avions pas la même façon de voir les choses. Du côté préfecture, il faut rendre des surfaces pour espérer recevoir des subventions de l’Etat pour l’isolement thermique. Du côté FSU, la question est celle de l’amélioration des conditions de travail des personnels. La « densification » n’en tient pas compte et on ne voit pas comment la situation peut s’améliorer. Nous avons avancé un critère de qualité au travail : l’isolation phonique. La préfète s’est étonnée d’entendre pour la première fois cette remarque. Cette question paraît pourtant fondamentale pour travailler dans de bonnes conditions et notamment quand il est envisagé d’installer plus d’agents par bureau. Quand il a été demandé si les coûts des travaux comprendraient l’isolation phonique, la préfète a botté en touche.

En conséquence, nous avons refusé, ainsi que les autres organisations, de nous enfermer dans un scénario de diminution des surfaces qui évacue la question de la qualité du travail.

Il n’est pas dit que le dossier défendu par la préfète sera retenu au niveau national pour bénéficier des subsides de l’Etat car toutes les cités administratives ne pourront y avoir accès. Moralité : une amélioration du confort thermique peut se transformer par une aggravation de la qualité du travail. Qui l’eut cru ?

samedi 17 novembre 2018

Le SNASUB-FSU dépose un recours auprès du juge administratif




lundi 12 novembre 2018

Interpellation du ministre sur la situation au GIP-FCIP et la DIAFPIC par le SNES et le SNASUB-FSU

Les deux syndicats unissent leur efforts pour la défense des droits des personnels et leur avenir. Nous avons envoyé un courrier du recteur en ce sens le 15 octobre laissé sans réponse. Aussi, nous interpelons le ministre pour qu'il intervienne et qu'enfin le recteur nous réponde.

courrier du 15 octobre 2018 envoyé au recteur de Caen et au chef de la DIAFPIC

courrier du 12 novembre 2018 envoyé au ministre de l'éducation nationale

vendredi 9 novembre 2018

Etat de la mobilisation au 9 novembre 2018



dimanche 4 novembre 2018

Contribution à la discussion sur l'avenir des services académiques


Télécharger le tract sur la contribution sur l'avenir des services académiques

Les sources :

- CHSCT DREAL Picardie et Nord-Pas-de-Calais : les conséquences de la fusion des DREAL Nord-Pas-de-Calais et Picardie. RAPPORT D’EXPERTISE version modifiée au 6 septembre 2016.

- RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES (décembre 2017)

- RAPPORT D´INFORMATION DU SENAT N° 485 (mars 2017)

Nous complétons notre dossier au fur et à mesure. Voici un nouveau lien sur l'incohérence administrative avec la fusion des Régions :

France Culture : Le grand gaspillage de la fusion des régions (2 novembre 2018)

vendredi 12 octobre 2018

Vous allez aimer la fusion des académies : mobilisation contre la suppression des emplois du GIP-FCIP !



Le personnel du GIP-FCIP réuni par le SNES et le SNASUB-FSU le 9 octobre s'est accordé sur la date du 6 novembre pour un rassemblement devant le rectorat. Le personnel du rectorat réuni par le SNASUB-FSU le 11 octobre, après avoir applaudi une collègue du GIP-FCIP en voie de licenciement pour son témoignage vibrant, a pris acte de cette date de rassemblement.

vendredi 5 octobre 2018

Réunion d'Information rectorat.DSDEN 14 : 11 octobre 2018 -10h30

Réunion d'Information GIP-FCIP

lundi 17 septembre 2018

La position du SNASUB-FSU sur l'annonce de fusion des académies

Mobiliser pour défendre les académies et un service public organisé au bon niveau de proximité

La lettre de Blanquer aux recteurs pour fusionner les académies

Vous lirez ci-dessous la lettre envoyée par le Ministre Blanquer pour engager le processus de fusion des académies.

Cette lettre n'est pas une circulaire d'application et donc indisponible sur les sites officiels. Vous la trouverez donc en quasi-exclusivité sur ce site syndical.

La lettre du 19 juillet 2018 du ministre aux recteurs de régions académiques

Notre analyse :

En gras les citations de la lettre :

« … ne faire remonter au niveau académique que les décisions qui le justifient en terme d’efficacité et de performance » : l’appréciation de ce qui doit relever de l’échelon départemental ou académique est du ressort des équipes autour des actuels recteurs. L’Inspection générale concluait dans un rapport en 2011 que, pour une même mission, des recteurs avaient opéré des choix différents de mutualisation ou non, de concentration au rectorat ou non.

« … les fonctions de gestion ont vocation à être mutualisées » ; les fonctions de gestion ne sont pas par définition « mutualisables » et le projet est de concentrer des missions à un seul point de l’académie. Au contraire, la gestion de proximité permet d’être plus réactif et à l’écoute des besoins réels. La mutualisation entraine le risque d’avoir des services éloignés des réalités des personnels et des usagers, donc hors-sol. Par ailleurs, la mutualisation fragilise encore plus un site en cas de transfert d’une mission vers un autre organisme (ex. : l’allocation de retour à l’emploi vers pôle emploi en 2018).

« … implanter les services sur les différents sites actuels, notamment à travers une spécialisation fonctionnelle … la spécialisation fonctionnelle des sites impliquera par conséquent un fort investissement sur la formation continue afin d’accompagner les mobilités fonctionnelles » : il s’agit de créer des services sur plusieurs sites d’une académie en spécialisant chaque site par missions. On ne voit pas l’intérêt de répartir autrement des services qui fonctionnent, sinon à maintenir la paix sociale en maintenant l’emploi. Il y a même le risque de dysfonctionnements importants comme dans l’académie de Caen à la DAFPIC. Les glissements de missions d’un site vers un autre imposent un changement de métiers, de perte de savoir-faire pour pas grand-chose au final.

« … réfléchir au rôle et aux missions de l’établissement scolaire au cœur des territoires. Fonctionnant en réseau avec les écoles, celui-ci pourrait devenir un centre de services, aussi bien pour les usagers que les personnels » ; « … un plus grand pouvoir de décision à l’échelle infra-départementale » : d’apparence neutre, voire bienveillante, la GRH de proximité peut s’avérer à terme être un recul en matière de droits collectifs (mutation sur la base de barème…) et l’ouverture du recrutement direct par le chef d’établissement. Un centre de services ? Déjà, les CIO pourraient intégrer les établissements scolaires et donc confirmer une rétractation de l’offre de service public sur un territoire !

mardi 11 septembre 2018

Compte rendu du SNASUB-FSU à la rencontre entre le recteur et les organisations syndicales à Brionne le 11 septembre 2018

Vous lirez ci-dessous la déclaration de la FSU à laquelle appartient le SNASUB. L’essentiel tient dans le calendrier qui nous a été annoncé.

Calendrier
- septembre 2018 : dialogue entre le recteur et l’administration centrale pour établir une feuille de route pour fusionner les académies et qui sera finalisée en janvier 2019.
- 17 septembre : lancement d’une large consultation sous forme de questionnaire pour élaborer un projet éducatif normand.
- 18 septembre : les chefs de divisons des services académiques se réunissent pour discuter des pistes de rapprochement entre les académies de Caen et de Rouen et aller vers des propositions de gestion harmonisée. Les propositions seront ensuite discutées avec les organisations syndicales en comités techniques.
- 2è quinzaine de septembre : rencontre avec les personnels du rectorat et des DSDEN.
- octobre/décembre : élaboration entre le ministère et le recteur de la feuille de route de fusion
- 1er semestre 2019 : discussion sur les projets avec les syndicats.
- janvier 2020 : les académies sont refondues mais les services académiques pourront se réorganiser jusqu’en 2022.

Un projet éducatif normand ?
Le recteur souhaite associer tous les personnels à un nouveau projet éducatif en Normandie. Il ne parle jamais des suppressions d’emplois ni des contraintes budgétaires générales. C’est donc un discours hors contexte réel où les personnels sont appelés à donner leur avis.

Le projet éducatif est le préalable obligatoire avant le projet territorial et administratif. Là encore, on croit rêver alors que le recteur a reçu une lettre du ministère qui donne des directives : « … les fonctions de gestion ont vocation à être mutualisées » bref à supprimer des emplois à un endroit pour les concentrer à un point unique de l’académie ! Concernant les établissements scolaires : « Fonctionnant en réseau avec les écoles, celui-ci pourrait devenir un centre de services, aussi bien pour les usagers que les personnels ». On prépare le regroupement de services publics au sein des EPLE, cela est déjà envisagé pour des CIO.

Service public de proximité ?
C’est devenu le mot d’ordre du ministère après avoir supprimé des centaines d’emplois, délocalisés à tel ou tel point des académies… Une consultation est prévue sur ce point par bassin et on se demande encore une fois avec quels moyens le recteur compte développer cette proximité.

Enseignement supérieur
Le recteur aussi annoncé que les deux ESPE devront fusionner. Quant aux universités, il a aussi évoqué leur rapprochement ou leur fusion, surtout entre celle de Caen et de Rouen.

Le SNASUB-FSU est intervenu pour rappeler la faiblesse des requalifications dans les services académiques avec 64% des personnels en catégorie C soit un niveau à peu près équivalent aux années 1960-70. Nous avons aussi dénoncé les suppressions d’emplois à venir. Quoi qu’il en soit, le SNASUB-FSU sera à vos côtés pour discuter des propositions qui seront faites et maintenir la pression pour stopper la fusion.

DECLARATION FSU A LA REUNION DE BRIONNE DU 11 SEPTEMBRE 2018

M. le recteur,
Vous avez organisé le 28 août une réunion à Deauville organisée à destination des personnels de direction, d’encadrement et des adjoints-gestionnaires. Vous nous avez sollicités le 23 août pour venir à une réunion le 24 août au cours de laquelle vous disiez ne pas pouvoir autoriser un échange avec la salle car le temps était limité. En contrepartie, vous autorisiez les organisations syndicales à pouvoir intervenir 3 minutes.

Vous comprendrez notre étonnement quand nous avons su qu’en définitive seuls les syndicats des IPR et de directions ont pu s’exprimer. Tout ceci n’est que le révélateur d’une marche précipitée pour engager la fusion, tout comme cette réunion du 11 septembre. Venons-en au fond de la lettre du 19 juillet dernier que vous avez reçu en tant que recteur de région pour organiser la fusion des académies.

Nous sommes une fois de plus inquiets des risques de dépeçage des DSDEN ainsi que sous-entend la lettre : « … ne faire remonter au niveau académique que les décisions qui le justifient en terme d’efficacité et de performance » ; ou encore : « … les fonctions de gestion ont vocation à être mutualisées ». Mais les fonctions de gestion ne sont pas par définition « mutualisables » ! Au contraire, la gestion de proximité permet d’être plus réactif et à l’écoute des besoins réels. La mutualisation entraine le risque d’avoir des services éloignés des réalités des personnels et des usagers, donc hors-sol. Par ailleurs, la mutualisation fragilise encore plus les emplois d’un site en cas de transfert d’une mission vers un autre organisme.

La lettre vous propose de multiplier les services en bi-sites, chaque rectorat actuel se spécialisant par missions. On ne voit pas l’intérêt de répartir des services qui fonctionnent bien, sinon à contenir les oppositions des personnels en maintenant l’emploi localement. Les services bi-sites n’ont pas fait la preuve de leur efficacité, il y a même un risque de dysfonctionnements importants comme à la DAFPIC. Pour les personnels, les glissements de missions d’un site vers un autre imposent un changement de métiers, de perte de savoir-faire, pour pas grand-chose au final.

Nous citons encore la lettre à propos des établissements scolaires. Selon celle-ci il faut « … réfléchir au rôle et aux missions de l’établissement scolaire au cœur des territoires. Fonctionnant en réseau avec les écoles, celui-ci pourrait devenir un centre de services, aussi bien pour les usagers que les personnels ». Ailleurs, la lettre précise : « … un plus grand pouvoir de décision à l’échelle infra-départementale » : d’apparence neutre, voire bienveillante, la GRH de proximité peut s’avérer à terme être un recul en matière de droits collectifs et l’ouverture du recrutement direct par le chef d’établissement. Enfin la notion de « centre de services » interroge. Les EPLE ne vont-ils devenir les lieux d’accueil d’autres services publics, des sortes de maison de service public ? Déjà, les CIO pourraient intégrer les établissements scolaires et donc confirmer une rétractation de l’offre de service public sur un territoire !

Vous le voyez, M. le recteur, la FSU confirme sa position et conteste les mesures à venir qui vont être préjudiciables aux personnels et au service public. Nous continuons à mener bataille et appelons les collègues à signer de la pétition intersyndicale contre la fusion des académies.

jeudi 30 août 2018

Déclarations de la sections académique de Caen du SNASUB-FSU après la réunion de Deauville 28 août 2018*

La fusion des académies est un non-sens pour un service public de proximité

M. le recteur,

Vous nous conviez ce jour avec les personnels d’encadrement et de direction des deux académies afin de commencer la mise en œuvre de la réforme territoriale appliquée à l’éducation nationale.

Sachez que la fusion des académies est perçue négativement par une grande majorité de personnels qui craignent à juste titre des économies d’échelle, la réduction des effectifs à court ou moyen terme, la concentration des moyens sur quelques points du territoire.

Le projet de fusion, avec un calendrier de mise en œuvre au 1er janvier 2020, dénote d’une volonté d’avancer à marche forcée. Cette fusion verra, à l’instar de ce qui s’est passé pour d’autres services de l’Etat et pour la collectivité régionale, une perte d’expertise et de connaissance fine des spécificités de chaque territoire, au détriment de la qualité de la réponse de l’Etat aux nécessités de nos concitoyens, qui ont besoin, en particulier pour les publics les plus fragiles, d’un accès simple et de proximité aux services de l’Etat pour voir leurs droits assurés.

Les phénomènes de « doublons », soulignés par l’audit, entraineront nous en sommes convaincus la réduction du nombre des personnels affectés en services déconcentrés. Les fusions de services entre les deux Rectorats, imposeront l’obligation pour les personnels de se reconvertir vers d’autres missions ou de choisir une mobilité géographique. Les personnels vont y perdre leur identité professionnelle et voir l’expertise qu’ils ont développée au cours des années jetée aux orties. Les personnels d’encadrement de ces services bi-site deviendront des VRP, naviguant au gré de l’autoroute A13. Le bilan du fonctionnement du service bi-site de la DIAFPIC est négatif et représente le contre-modèle d’un véritable service normalement constitué.

Les EPLE verront leurs interlocuteurs de proximité perdre la connaissance fine des territoires et de leurs spécificités. Les besoins de Gisors à Cherbourg, et de Eu à Alençon sont spécifiques à chaque territoire et appellent une réponse adaptée pour les directions des établissements. Nous avons la crainte, au vu de ce qui a pu se passer pour les lycées avec les services du Conseil Régional, que l’on aille vers une uniformisation des réponses au mépris des besoins de chaque établissement ou bassin d’éducation. Les mutualisations, nous n’en doutons pas, transféreront des charges de travail vers les EPLE dont les personnels et les directions sont déjà à flux plus que tendu, à l’instar de ce qui s’est déjà produit. Vous trouverez donc le SNASUB-FSU, avec sa fédération la FSU, pour lutter contre la fusion des académies, pour promouvoir un vrai service d’éducation au plus près de nos concitoyens.


A TOUS LES COLLEGUES : continuez à signer et à faire signer la pétition contre la fusion des académies

- * : déclaration qui devait être lue à Deauville par le SNASUB-FSU mais qui n’a pu l’être. Le recteur nous avait donné l’assurance, à une réunion préparatoire le 24 août, de pouvoir intervenir 3 mn. Les syndicats des personnels de direction ont pu s’exprimer mais les syndicats des adjoints-gestionnaires et les personnels en services académiques n’ont pas pu… Les autorités académiques auraient pu avoir l’amabilité de nous prévenir ! Cela montre bien le peu d’intérêt qu’elles accordent aux personnels administratifs.

lundi 23 juillet 2018

AEF et fusion des académies

Décidément... La communication n'est pas le fort des autorités académiques et ministérielles. Si un journaliste de l'AEF n'avait pas fait cette interview reproduite ci-dessous, l'information n'aurait pas été portée à la connaissance des premiers intéressés, les personnels en exercice dans les services académiques. De toute évidence, le sujet est si chaud qu'il faut ne pas trop ébruiter les "décisions" qui commencent à émerger. Au SNASUB-FSU, nous considérons que le combat ne fait que commencer. Au soir du 16 juillet, les 30 académies sont toujours là, il faut encore mettre en musique les fusions, ce qui est autre chose que de faire des annonces. Nous nous retrouverons à la rentrée pour un mouvement national.

F. Vidal et J-M Blanquer annoncent une académie par région pour début 2020, sans modèle unique d’organisation

"Nous allons suivre pour l’essentiel les préconisations du rapport Weil pour avoir un nombre d’académies correspondant au nombre de régions", déclarent à AEF info la ministre de l’ESRI Frédérique Vidal et le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer le 16 juillet 2018. La réorganisation, prévue pour début 2020, se fera par "étapes successives", "en accord avec les collectivités". Pour "être efficace", l’organisation de chaque territoire n’a "pas vocation à être strictement identique" : les recteurs de région académique feront des propositions pour janvier 2019. La réforme implique d'"accentuer" le rôle des Dasen, de "repenser" la mission des chanceliers d’université, de travailler sur le rôle du recteur dans le dialogue de gestion, de réfléchir au positionnement du DRRT. Les ministres s’expriment aussi sur la fonction de recteur, qui "exige une multitude de compétences".

AEF info : Le Premier ministre a réuni le 16 juillet 2018 les recteurs à Matignon, pour évoquer les suites du rapport de la mission Weil sur l'organisation territoriale de l’Éducation nationale et de l’ESR (lire sur AEF info). Qu’a décidé le gouvernement ?

Jean-Michel Blanquer : Tout le monde reconnaît que la réforme régionale de 2015 nous a placés dans une situation intermédiaire et parfois dans une ambiguïté dont il faut sortir. Nous allons donc suivre pour l’essentiel les préconisations du rapport pour instaurer de véritables régions académiques et avoir un nombre d’académies correspondant au nombre de régions. Cette évolution doit nous permettre de rééquilibrer certains aspects de la réforme de 2015 : nous devons notamment éviter une "métropolisation" supplémentaire et engager une réorganisation au bénéfice de tous les territoires régionaux.

AEF info : Quel est le calendrier de mise en œuvre de cette réforme qui va aboutir à l’instauration de 13 académies métropolitaines ?

Jean-Michel Blanquer : Nous allons procéder par étapes successives, en fonction de la maturité des projets et du dialogue avec les élus locaux. Il est important de mener cette réforme en accord avec les collectivités. Nous avons déjà commencé par la Normandie (lire sur AEF info), ensuite deux ou trois régions vont suivre, et ainsi de suite.

Frédérique Vidal : Les recteurs de région académique, avec leurs collègues recteurs, doivent nous faire des propositions d’organisation d’ici à janvier 2019. Nous y travaillerons ensuite toute l’année 2019, en articulation avec les projets de territoires portés par Jacques Mézard ministre de la Cohésion des territoires, pour une mise en œuvre des grandes régions académiques à l’horizon début 2020.

L’organisation de chaque territoire, pour être efficace, n’a pas vocation à être strictement identique : cela dépend de sa topographie et sa typologie. L’idée est de sortir d’un modèle unique et de répondre aux objectifs fixés au niveau national par une organisation qui se décline en fonction de la réalité des territoires. La réforme se construira en écoutant les territoires.

"Il n’y aura ni perdants, ni gagnants, mais une répartition des rôles." Jean-Michel Blanquer

AEF info : Justement, certains acteurs (personnels des rectorats, élus de collectivité, etc.) s’inquiètent d’une possible disparition de leur rectorat. Que leur répondez-vous ? Jean-Michel Blanquer : Nous entendons ces remarques et nous partageons l’objectif des élus qui cherchent à valoriser leur ville. Nous souhaitons que les territoires soient gagnants dans cette réforme. Certaines fonctions des rectorats pourront être positionnées dans des villes qui ne sont pas capitales régionales. Il pourra y avoir par exemple un rectorat d’académie dans une ville et la chancellerie des universités dans une autre. Il n’y aura ni perdants, ni gagnants, mais une répartition des rôles permettant de donner une valeur ajoutée intellectuelle et administrative à chaque ville. Car, dans chacune, il y aura des services qui auront compétence sur l’ensemble de la grande région.



AEF info : Avec un rectorat par région, comment garantir les services de proximité, comme le dialogue avec les établissements scolaires par exemple ?

Jean-Michel Blanquer : Les services de l’Éducation nationale pourront être présents sur l’ensemble des territoires. Nous allons également accentuer l’action départementale et infradépartementale pour encourager des formules de gestion du système scolaire au plus près du terrain. Car la première conséquence de la régionalisation doit être d’avoir une vision stratégique à l’échelle de chaque grande région et des compétences renforcées à l’échelle de chaque département pour prendre des décisions pragmatiques au quotidien ; c’est le cas par exemple des expérimentations en cours sur la GRH de proximité (lire sur AEF info).

Lancée d’abord dans une logique expérimentale, notamment en Normandie et dans l’académie de Toulouse, cette procédure, sous pilotage des recteurs et des Dasen, doit permettre d’humaniser la GRH. Menée à l’échelle de plusieurs établissements, elle doit offrir par exemple une vision de la carrière des professeurs, en les recevant régulièrement. Elle permet une gestion de proximité en englobant plusieurs établissements, s’appuyant ainsi sur une masse critique.

AEF info : Quel sera le rôle des Dasen dans cette nouvelle configuration territoriale ? Le principe d’un Dasen par département sera-t-il maintenu ?

Jean-Michel Blanquer : Les Dasen ont vocation à avoir un rôle accentué dans le pilotage des écoles et des établissements scolaires. À l’exemple de ce qui se passe dans certaines académies, un Dasen pourrait aussi avoir la compétence sur les écoles, les collèges et les lycées. D’autres modèles peuvent voir le jour. Par ailleurs, au niveau infradépartemental, la logique d’appui aux établissements doit être centrale et doit aller de pair avec une évolution des corps d’inspection : les inspections générales et les inspecteurs vont voir leur fonction se moderniser dans le sens de "l’école de la confiance". L’inspection est moins là pour contrôler que pour accompagner des projets éducatifs avec une vision à l’échelle de bassins de vie. J’ajoute que le fait de réduire le nombre d’académies va changer également le pilotage national en associant davantage les recteurs à la conception des politiques.

"Il ne sera plus nécessaire de se déplacer systématiquement à Paris : le recteur représente le ministre et connaît l’écosystème local."

Frédérique Vidal

AEF info : Quels sont les enjeux d’une telle réforme pour l’enseignement supérieur et la recherche ?

Frédérique Vidal : Du côté du MESRI, nous porterons une attention particulière à l’articulation "enseignement supérieur - recherche - innovation" pour prendre en compte un écosystème complet sur chaque territoire. Cela implique de repenser la mission des chanceliers des universités par rapport à ce que sont les universités. Cela doit leur permettre d’avoir une vision, y compris sur des territoires infra-régionaux, de la réalité et de la pertinence de l’offre de recherche et de formation, des manques éventuels, de l’offre d’apprentissage à travers les campus des métiers. Tout cela se travaille d’autant mieux que l’on connaît bien la typologie des territoires et cela permettra de mettre en place un dialogue de gestion avec l’ensemble des partenaires : l’État et les établissements, mais aussi les collectivités qui pourront être associées.

La périodicité à laquelle on peut discuter des stratégies avec les établissements autonomes est très dépendante de la facilité qu’ils ont à rejoindre Paris. Je parle souvent de signature des établissements : elle doit avoir un ancrage territorial fort. Et la relation des présidents d’université et chefs d’établissement avec les recteurs repose sur la discussion et le partage d’informations. Il ne sera plus nécessaire de se déplacer systématiquement à Paris : le recteur représente le ministre et connaît l’écosystème local. Sa disponibilité est celle d’un interlocuteur présent au quotidien, qui ne se substitue pas aux directions centrales, mais qui vient renforcer la compréhension fine de la situation de chaque établissement. AEF info : Dans le cadre du nouveau dialogue de gestion que vous voulez engager avec les universités, quel sera le rôle du recteur, sachant que la CPU n’est pas favorable à ce qu’il ait un rôle accru (lire sur AEF) ?

Frédérique Vidal : Il y a eu des interrogations et parfois des hésitations parmi les universités tant que l’objectif du dialogue de gestion n’avait pas été clairement défini. Aujourd’hui, il y a plus d’universités qui veulent l’expérimenter pour 2019 que de possibilités d’expérimentation. La principale crainte exprimée portait sur la régionalisation de l’enseignement supérieur : je veux être très claire, ce n’est évidemment pas envisageable, pas plus que de répartir le budget par académie. L’objectif, en cette première année, est d’avoir un dialogue approfondi autour d’une stratégie et d’échanger autour des moyens pour la mettre en œuvre. Ensuite, sur la base d’un bilan partagé, nous pourrons affiner et déployer ce dialogue de gestion, qui se déclinera à partir du ministère mais avec des relais qui connaissent le territoire.

" Ce qui compte, c’est que le lien "enseignement supérieur - recherche - innovation" soit très fort." Frédérique Vidal

AEF info : Envisagez-vous de rattacher, dans cette logique d' "écosystème complet", les DRRT aux recteurs ?

Frédérique Vidal : Ce qui compte, c’est que le lien "enseignement supérieur - recherche - innovation" soit très fort. C’est de là qu’il faut partir. Quant au positionnement du DRRT au sein de l’équipe du préfet en conseil au recteur ou au sein de l’équipe du recteur en conseil au préfet, cela peut faire partie de la réflexion. Mais encore une fois, l’essentiel, c’est qu’il y ait, au sein des territoires, un interlocuteur, côté État, capable d’appréhender l’ensemble des dimensions des établissements d’enseignement supérieur. Les silos actuels sont des freins et cela fait partie des choses sur lesquelles on va avancer.

AEF info : Allez-vous confier aux recteurs de région académique le pilotage du supérieur sans attendre la réforme, comme le préconise le rapport Weil ?

Frédérique Vidal : Ce n’est pas prévu car nous avons besoin d’identifier ce que j’appelle les bassins versants qui ne sont pas forcément délimités par les frontières administratives. Cela fait partie des choses sur lesquelles les recteurs devront nous faire des propositions : que cela ait du sens par rapport à l’objectif à atteindre. On ne doit pas s’interdire de penser parfois plus large que les frontières administratives, et notamment pour mettre les formations supérieures au plus près des jeunes.

AEF info : Côté enseignement scolaire, allez-vous instaurer une délégation de budget aux rectorats ?

Jean-Michel Blanquer : Dans le cadre d’expérimentations, les académies pourront tester beaucoup de choses, y compris une délégation de budget. Certaines ont déjà des fonctionnements intéressants, comme à Versailles. Ces initiatives peuvent inspirer d’autres académies pour voir comme appliquer un principe de subsidiarité dans la gestion de l’Éducation nationale.

On peut prendre dans chaque académie un exemple qui peut être utile pour les autres. Par exemple, dans certains endroits, il n’y a déjà plus qu’un seul Dafpic et des mutualisations sont déjà engagées. Cela tire tout le monde vers le haut car dans des académies voisines, l’une fonctionne mieux sur certains aspects et l’autre sur d’autres aspects. Ce que nous attendons, c’est une vraie modernisation des services : une façon de travailler différente qui associe une vision stratégique avec une vision de terrain. Une série de cercles vertueux vont s’enclencher.

AEF info : Comment traiter le cas particulier de l’Île-de-France ? Allez-vous appliquer le même calendrier ?

Frédérique Vidal : L’Île-de-France sera un cas particulier mais pourra aussi être une source d’inspiration pour d’autres régions : en Île-de-France, vous le savez, nous avons un vice-chancelier des universités auprès du recteur qui est l’interlocuteur des établissements à l’échelle de la région académique. Nous pensons que c’est un bon modèle qui aurait du sens ailleurs qu’en Île-de-France. Là aussi, c’est sur la base des propositions faites par le recteur de région que nous pourrons travailler : il y a évidemment des problématiques et une taille particulières. L’objectif est d’avoir une organisation à la fois cohérente et efficace.

"Nous voulons poursuivre l’élargissement du vivier de recteurs." Jean-Michel Blanquer

AEF info : Quel est l’avenir pour les recteurs qui sont en poste actuellement ? Allez-vous revoir le profil des recteurs ?

Jean-Michel Blanquer : Nous ne posons pas le sujet sous cet angle surtout que tout cela se passe dans la durée. Concernant leur profil, il y a, depuis plusieurs années, une combinaison de compétences pour les recruter. Nous voulons poursuivre cet élargissement du vivier – le cas typique ce sont les inspecteurs généraux – même si le modèle principal reste celui des professeurs des universités avec une habilitation à diriger des recherches.

La fonction de recteur doit incarner la fonction intellectuelle de l’État alors même que l’avenir des territoires est intimement lié aux richesses immatérielles, aux ressources humaines et donc à l’éducation. Un recteur ou une rectrice sera toujours une personne ayant eu une carrière à la fois intellectuelle et pratique : intellectuelle pour développer une vision stratégique et avoir la légitimité dans sa relation avec les acteurs de l’éducation ; pratique parce qu’il faut une expérience managériale, concrète. C’est l’une des plus belles fonctions de l’État car les recteurs travaillent sur des enjeux fondamentaux. Il faut des profils de très haut niveau et divers pour assurer une complémentarité dans le haut encadrement de l’Éducation nationale.

Frédérique Vidal : La fonction de recteur exige une multitude de compétences. C’est effectivement l'une des plus belles fonctions en termes d’impact sur les politiques publiques. Il faut une connaissance des différents mondes ce qui implique d’avoir déjà une carrière riche permettant de se poser des questions pour appréhender l’ensemble de la fonction : passer de la maternelle à l’enseignement supérieur, en connaissant aussi la recherche et l’innovation, nécessite forcément une ouverture d’esprit, de la créativité, une grande capacité de dialogue et de management, une reconnaissance par les pairs – un élément essentiel pour l’enseignement supérieur –, une connaissance fine de ce qu’est l’autonomie des universités. Plus on aura de diversité dans les profils, plus on sera capable de fonctionner efficacement.

AEF info : L’ensemble de ces transformations va nécessiter une montée en compétences forte des personnels des rectorats, notamment pour le haut encadrement. Comment allez-vous procéder ?

Jean-Michel Blanquer : Nous avons comme préoccupation la montée en compétences de toute l’Éducation nationale. C’est le sens de la future réforme de la formation initiale et continue des enseignants, de l’évolution de la formation des cadres avec la transformation de l’ESENESR en Institut des hautes études de l’éducation (lire sur AEF info) en alliant systématiquement l’excellence scientifique et le sens pratique, l’expérience de terrain. Cela va de pair avec un meilleur repérage des potentiels et une préparation des futurs recteurs à leur fonction. Nous avons d’ailleurs commencé cela avec les recteurs récemment nommés.

AEF info : Quel sera l’impact de la réforme sur les Espé et les Crous ? Devront-ils s’aligner sur le territoire des nouvelles académies ?

Frédérique Vidal : Ce sont des sujets très différents. L’objectif, aujourd’hui, c’est de travailler autour de l’organisation territoriale de l’État. C’est un chantier majeur, qui n’a pas de relation directe avec la formation des enseignants ou les œuvres universitaires.

jeudi 19 juillet 2018

Fusion ou rapprochement des académies de Caen et Rouen : la décision est décidément difficile à prendre (article Actu.fr)

Publié le 19 Juil 18 à 11:21

Ce serait selon les syndicats le 4e report de la décision ! Fusion ou rapprochement des académies de Caen (Calvados) et Rouen (Seine-Maritime) : le verdict attendra septembre 2018.

Une décision qui n’en finit pas d’être reportée. Les syndicats s’attendaient à savoir (enfin) si le ministre de l’Éducation allait trancher pour un rapprochement ou une fusion des académies de Caen (Calvados) et Rouen (Seine-Maritime), lundi 16 juillet 2018. Mais à la fin du huis-clos entre le ministre et les recteurs… aucune résolution n’a encore été prise. Un bon point selon les syndicats.

Le sujets sur la table depuis novembre 2017

22 novembre 2017 : un recteur unique est nommé pour la Normandie. Un premier pas vers la fusion des académies de Caen et Rouen même si Denis Rolland, l’homme de la situation, pointe au lendemain de sa nomination : « Aucune fusion de services n’est prévue. On ne change rien, ni au niveau du personnel, ni au niveau du budget. La rentrée 2018, se fera comme celle de 2017. Je n’arrive pas pour réformer une académie. Les deux fonctionnent bien. »

Depuis, les réunions s’enchaînent et les mobilisations des personnels des deux académies contre la fusion également. Pétition, référendum, manifestations : le rectorat à chaque sollicitation sur le sujet par Normandie-Actu ne répond pas.

La pétition relancée

Lundi 16 juillet, les personnels mobilisés dans les deux académies, s’attendaient à avoir enfin du nouveau.

Le ministre de l’éducation nationale avait réuni à Paris les recteurs ce lundi 16 juillet. Or, on nous avait dit que nous pouvions nous attendre à une annonce avant les vacances d’été concernant la fusion des académies, indique François Ferrette, secrétaire académique SNASUB-FSU.

Selon ce dernier : « Des informations ont fuité et il semblerait qu’une nouvelle fois la décision serait reportée. On nous a indiqué que ce serait plus pour fin août, début septembre. »

Une mauvaise nouvelle pour les syndicats ?

"Absolument pas, selon nous cela montre bien que passer de 26 académies à 13, ce n’est pas si simple. Ce sont les académies rurales comme celle de Caen, les plus fragiles en matière de service public et d’attractivité économique, qui se sont engagées le plus précocement dans la lutte pour leur maintien. Enfin, la mobilisation d’élus locaux a pu aussi faire hésiter les hautes sphères de l’Etat."

Et François Ferrette d’annoncer : « Nous allons donc poursuivre la mobilisation. Notre pétition qui a recueilli 715 signatures va être relancée. »

Source : Actu.fr

mercredi 18 juillet 2018

Report de décision du ministre sur les fusions d'académies !

Le ministère de l'éducation nationale est bien un ministère silencieux... Alors que nous savions que les recteurs étaient conviés à une réunion à Paris par le ministre le 16 juillet et qu'une annonce pour les fusions des académies devait être faite avant les vacances, rien n'aurait été décidé ni annoncé. Nous entrons donc dans un nouveau temps de réflexion qui s'ouvre jusqu'à la rentrée, si on en croit l'article ci-dessous paru le 17 juillet.

Cet énième report est bien la preuve que le dossier n'est pas si simple que cela, que ceux qui se figurent qu'il s'agit d'une "simple" mesure administrative se trompent lourdement. Raison de plus pour continuer à signer la pétition qui a reçu à ce jour 715 signatures pour le maintien des académies de Caen et de Rouen. On continue la campagne de signatures, signez ici

Voici l'article du Courrier Picard du 17 juillet :

Une décision sur le devenir du rectorat d’Amiens était attendue avant les congés d’été. Le dossier en reste au statut quo. Du moins pour l’instant.

Les académies de Lille et d’Amiens vont-elles être fusionnées ? Sauf surprise maintenant, la décision du gouvernement sur ce dossier très sensible devrait être repoussée, vraisemblablement à la rentrée voire au-delà. La communauté éducative s’attendait pourtant à une annonce avant. Mi-mai, la rectrice Béatrice Cormier elle-même nous avait indiqué que « les deux ministres (de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur) se prononceront début juin ». Las.

Le syndicat FSU tablait à son tour sur une possible communication du ministre Jean-Michel Blanquer ce lundi 16 juillet, à l’issue d’une réunion de ses recteurs. Contact pris avec l’administration académique, aucune information n’est officiellement ressortie non plus de ce rendez-vous pourtant coché à l’agenda. Ce qui ne signifie pas forcément que le sujet serait abandonné. Au contraire.

Brigitte Fouré : « Il restera un rectorat, mais… »

Interrogée par France 3, Brigitte Fouré, maire d’Amiens, a confié à l’issue d’un rendez-vous à l’Élysée le 13 juillet dernier « qu’il restera un rectorat à Amiens (…) mais qui n’exercerait plus forcément toutes les compétences comme aujourd’hui ». L’hypothèse d’une répartition de services entiers entre Lille et Amiens tiendrait alors la corde. « Les décisions seront prises d’ici la fin de l’année », pense-t-elle savoir encore.

De quoi mettre encore les nerfs à rude épreuve des défenseurs du rectorat à Amiens au devenir menacé depuis un moment désormais. En janvier 2015 déjà, le recteur de l’académie de Lille d’alors avait évoqué l’idée d’une fusion des académies de Lille et Amiens, en la qualifiant de « non exclue », alors que le gouvernement travaillait sur la nouvelle carte des régions. Mais à l’époque déjà, Jean-Jacques Pollet avait argué d’une nécessaire « prudence » sur le dossier.

G.R

mercredi 4 juillet 2018

La lutte contre la fusion des académies

COMPTE RENDU DE L’AUDIENCE DU 2 JUILLET 2018 : « la densification des locaux de la cité administrative »

Présents : Mme Forêt-Simon (SG de la DSDEN 61), Mme Sonet (chef de division de la DAGFI), M. Ferrette (co-secrétaire académique du SNASUB-FSU).



Le SNASUB-FSU avait participé à la réunion du Comité hygiène et Sécurité de la cité administrative le 18 juin au cours de laquelle il a été annoncé le lancement d’une réflexion sur la densification des locaux de la cité administrative. Le bâtiment E serait vidé de ses actuels occupants et le commissariat de police pourrait les investir dans quelques années. En d’autres termes, il s’agit de se conformer à la norme nationale des 12 m² par poste de travail. Ces 12 m² intègrent les salles de réunions, la salle du courrier ou encore le local de la photocopieuse et massicot.

Mme Forêt confirme que les projets de réorganisations de la cité administrative sont en cours et qu’il y a un dossier de demande de crédits pour l’isolement thermique qui est conditionné à la réduction de la surface occupée par poste de
travail.

A l’heure actuelle, la DSDEN serait composée de 72 postes de travail et que nous serions à 13,90 m² par poste. Il y aurait donc 1.90 mètre x 72 postes = 136.80m² à rendre à la préfecture.

A la rentrée, la préfecture réunira de nouveau les syndicats dans le cadre du CHS CT pour présenter un projet de réorganisation générale pour l’ensemble de la cité.

lundi 25 juin 2018

Académies de Rouen et de Caen : la fusion contestée

article paru dans Paris-Normandie

Marc BRAUN | Publié 24/06/2018 17:11 | Mise à jour 24/06/2018 22:28

Éducation. Sans nouvelle du ministre de l’Éducation nationale et de la ministre de l’enseignement supérieur, le syndicat FSU rappelle son opposition à la fusion des académies des Caen et de Rouen.

Pour la FSU, la fusion des académies de Rouen et de Caen est une erreur.

«À cette date, les deux ministères n’ont fait aucune annonce concernant les projets de réorganisation territoriale », dénonce François Ferrette pour la FSU Normandie. À l’origine, une annonce devait être faite début juin, puis mi juin. Et là, toujours rien ! »

Du coup, le syndicat active de plus belle sa pétition contre la fusion des académies normandes, même si aucun mouvement ou grève n’est envisagé avant la rentrée de septembre. Zones désertifiées ?

En ce qui concerne les académies de Caen et Rouen, la fusion est préconisée dès 2020. « Le rôle du Ministère se limiterait à la ventilation des moyens aux académies des grandes régions. Le Recteur unique aurait toutes les compétences : gestion des personnels, budgets, carte scolaire, carte des formations... Il aurait par ailleurs une grande latitude dans la définition de la politique éducative régionale, dénonce François Ferrette. Les conséquences en termes de fermetures d’écoles, de collèges, de lycées et lycées professionnels pourraient être dramatiques ».

Le rapport préconise également de réexaminer la carte des circonscriptions du 1er degré, d’expérimenter de nouvelles formes d’organisation territoriale et d’aborder la question du statut des écoles et de leurs directions. « La logique, celle de l’autonomie des établissements ou de regroupement d’établissements, signe la fin des principes d’indépendance et d’égalité de moyens et d’accès pour les usagers à l’éducation ou l’enseignement sur le territoire, considère la FSU. Dans l’enseignement supérieur et la recherche, la région Normandie, soutenue par les représentants de l’État (recteur et préfète), exerce un chantage aux moyens financiers sur les présidents des 3 universités normandes, renchérit le syndicaliste. Dans le cadre de leur « autonomie », elles ne sont pas obligées de céder à cette pression, sauf que face au désengagement de l’État qui exerce la tutelle sur les universités, elles se retrouvent privées, de fait, de la possibilité de choisir librement leur mode d’organisation ».

« Doute, hésitation, régression »... La FSU n’a pas de mots assez dur contre le projet de fusion, craint « un assèchement du service public... Des endroits vont devenir des zones désertifiées, on va fermer des écoles, des collèges. Ce phénomène vise à la concentration sur les grands pôles urbains des services administratifs, pas seulement liés à l’Éducation ».

Marc BRAUN

Paris Normandie du 25 juin 2018

dimanche 24 juin 2018

Etat de la mobilisation au 22 juin 2018


samedi 16 juin 2018

Une mobilisation en continue contre les fusions d'académies


jeudi 14 juin 2018

CHSCT MEN

Le CHSCT ministériel se réunira le 28 juin et un des points portera sur :

Rapport relatif à la réorganisation territoriale des services déconcentrés du MENESR et annonces ministérielles : quelles évaluations des effets sur les conditions de travail des mutualisations de services antérieures ainsi que du rapprochement des académies de Rouen et Caen ?

lundi 11 juin 2018

La FSU et le SNASUB-FSU mobilise 120 personnes à Amiens le 11 juin contre les fusions d'académies

Le hall central était plein à craquer avec environ 120 collègues qui ont attendu l'arrivée de Madame la Rectrice qui devait venir présider le Comité Technique Académique.

Philippe Lalouette (FSU) a lu une déclaration à Madame la Rectrice indiquant notamment les raisons pour lesquelles le CTA ne pourrait se tenir faute de quorum.


vendredi 8 juin 2018

Campagne contre la fusion éventuelle des académies


mercredi 6 juin 2018

Les ex-recteurs Martine Daoust et Patrick Hetzel vent debout contre la disparition des rectorats de Limoges et Poitiers

Les anciens recteurs Martine Daoust et Patrick Hetzel s’indignent, dans une tribune publiée par l’Opinion le 4 juin 2018, de la probable suppression des rectorats de Limoges et de Poitiers, esquissée par un récent rapport de l’IGA. Ils y voient le signe d’une "vassalisation des territoires ruraux" et une logique "d’hyper-centralité", qui vont créer des "déserts éducatifs" sans améliorer "la gestion des deniers publics". "En éloignant les décideurs — ici les recteurs — du terrain, on contribue à renforcer l’impuissance de l’État", écrivent-ils.

Pour les deux auteurs de cette tribune, dès la constitution de la commission chargée de proposer une nouvelle organisation des académies, l’issue en était prévisible car la réflexion a été confiée à "des spécialistes des politiques éducatives habitués des systèmes centralisés". Cette mission avait été confiée à François Weil (conseiller d’État et ex-recteur de Paris), Olivier Dugrip (recteur de la région académique Nouvelle-Aquitaine, recteur de l’académie de Bordeaux), et à deux inspecteurs généraux, Marie-Pierre Luigi et Alain Perritaz.

vers une "hyper-centralité"

"Il n’est pas surprenant" alors que la conclusion du rapport de l’IGAENR sur la Réorganisation territoriale des services déconcentrés du MEN et du MESRI (mars 201 penche vers "l’hyper-centralité" et la disparition des rectorats de Limoges et de Poitiers "au seul profit de celui de Bordeaux", ironisent Martine Daoust (professeur des universités) et Patrick Hetzel (député LR du Bas-Rhin et ancien Dgesip), qui ont, l’un comme l’autre, dirigé l’académie de Limoges. La première de 2008 à 2010, avant d’être nommée à la tête du rectorat de Poitiers pour deux ans, le second entre 2005 et 2006.

"Des locaux quasi-neufs à Poitiers : quel gâchis !"

Les locaux du rectorat de Poitiers ont été récemment amplement rénovés par l’État. "Même s’ils restent dédiés à l’institution, quel gâchis, y compris symbolique !", se lamentent les auteurs de la tribune. Pointant également la restructuration des services administratifs lors des rapprochements des rectorats et des DSDEN qui a déjà "largement contribué à une optimisation du travail et des services" il y a 10 ans.

Pour ces deux anciens recteurs, pour "la bonne gestion des deniers publics", "argument avancé par le ministre", "il faut tout faire pour rapprocher les lieux de décision du terrain et de l’action" plutôt que de les éloigner, en recentralisant tous les pôles dans les métropoles, selon un modèle "féodal".

éviter un "désert éducatif"

Ils rappellent que le général de Gaulle et le maire de Limoges avaient souhaité créer une académie (et une université) à Limoges "pour éviter que ne se développe un grand désert éducatif dans l’hypercentre de la France".

La nouvelle carte des régions ne doit pas être le prétexte à vider villes moyennes et campagnes de centres décisionnaires, jugent Martine Daoust et Patrick Hetzel, car "en matière scolaire, le déterminisme territorial, bien souvent accompagné d’un déterminisme social, pénalise le parcours des élèves".

une "autonomie mise sous tutelle"

"En quoi réside l’équité territoriale annoncée à grand renfort de communication (par le président de la République et son ministre) quand les interlocuteurs s’éloignent ?", demandent-ils, rappelant que les deux académies concernées (Limoges et Poitiers) sont "essentiellement rurales, avec des établissements à petits effectifs, des écoles aux lycées."

"Comment vanter les mérites d’une école de la confiance a priori quand l’autonomie territoriale est mise sous la tutelle d’un cacique aussi distant des spécificités locales ?", questionnent encore Martine Daoust et Patrick Hetzel, proposant un schéma inverse. Comme l’expérimentation de nouvelles formes de décentralisation et de déconcentration "pour que les concitoyens reprennent confiance dans l’action de l’État" et un grand plan de formation des cadres de l’Éducation nationale "dans un autre modèle que celui de l’entre-soi actuel".

mardi 5 juin 2018

Budget 2017 de l'académie de Caen

Un groupe de travail a eu lieu jeudi 31 mai au cours duquel le budget académique nous a été présenté.

Le premier point à retenir est le solde de l'année pour deux BOP :

BOP 141 (enseignement secondaire, masse salariale et emplois) : + 3,4 millions d'euros

BOP 214 (DSDEN et rectorat, masse salariale et emplois) : + 1,2 millions d'euros

Il restait donc des moyens pour financer telles ou telles demandes relatives à ces BOP.

Il existe chaque année un fonds de réserve dont le pourcentage diffère d'une année à l'autre. En 2018, le fonds de réserve est de 8% des montants par BOP.

Le budget alloué aux moyens (masse salariale et emplois) pour l'académie de Caen est de 1,333 milliards d'euros.

En 2017, le budget alloué au "fonctionnement/investissement/subvention" représentait 75,6 millions d'euros.

Télécharger le diaporama diffusé le 31 mai 2018

Plateforme gestion des moyens second degré : le document enfin accessible !

Le SNASUB-FSU a pu se procurer le document de 11 pages relatif à la plateforme de gestion des moyens second degré qui avait été demandé par le recteur de Caen en 2017.

Lire le document sur la plateforme des moyens second degré

vendredi 1 juin 2018

Documents issus du CHS CT de l'académie de Rouen : DAFPIC et service de contrôle de l'enseignement supérieur (SIESR)

Retour sur la constitution du service interacademique de l'enseignement superieur et de la recherche
Document très intéressant sur les difficultés à mettre en place un service interacadémique avec des méthodes et pratiques différentes. Sans parler des personnels qui doivent s'adapter à ces difficultés.

note DIAFPIC

DIAFPIC Organigramme 261017
Organigramme qui sera un vieux souvenir dès septembre 2018 !

mercredi 30 mai 2018

Rassemblement devant le retorat - jeudi 31 mai 2018 - 15h25


samedi 26 mai 2018

Fusion des académies : ça bouge dans les rectorats !

- Limoges : rassemblement depuis le 22 mai devant le rectorat puis tous les mardis et jeudi. Pétition académique intersyndicale contre la fusion avec Poitiers et Bordeaux, y compris UNSA.


- Nice : AG des personnels le 24 mai avec 130 participants. Référendum dans le services du 28 mai au 1er juin


- Amiens : AG des personnels le 4 juin

DAFPIC et rapprochement des académies : les directeurs-adjoints limogés !

Seulement quelques jours après la parution du rapport de l'inspection générale approuvant la fusion des académies, Le chef de service de la DAFPIC annonçait aux personnels le départ des adjoints du chef de service, M. Voillequin et Mme Beurton. Notons que ce départ n'a pas été présenté aux membres du CTSA qui siégeaient le 23 mai alors que le SNASUB-FSU avait demandé à avoir communication des modifications d'organisation en cours... "Moins on communique et mieux on se porte" doit être la devise des autorités académiques ! En tout cas, le SNASUB-FSU observe avec attention les évolutions de cette DAFPIC qui est installée depuis assez peu, alors que le fonctionnement interroge encore les personnels en place et que ces deux évictions annoncées augurent mal d'une politique pour les rassurer. On voudrait déstabiliser les personnels qu'on ne s'y prendrait pas autrement.

MESSAGE ENVOYE LE 15 MAI PAR EMMANUEL DIDIER, CHEF DE LA DAFPIC

Mesdames et Messieurs les personnels de la DIAFPIC Site de Caen et de Rouen,

Le Recteur Rolland, souhaite à présent passer à une nouvelle phase concernant le rapprochement de nos deux académies.

A ce titre, une nouvelle organisation de la direction de la DIAFPIC verra le jour à la rentrée scolaire 2018, avec un équipe renouvelée.

Je vous informe que M. le Recteur a décidé de ne pas reconduire Mme Beurton et M. Voillequin dans leur fonction d’Adjoint et de Directeur de GIP, à la rentrée scolaire prochaine.

Le Recteur tient à remercier Mme Beurton et M. Voillequin pour leur investissement dans la mise en place de la DIAFPIC unique et pour avoir porté cette évolution.

Les fonctions d’Adjoint au DAFPIC vont être totalement revisitées et 3 nouvelles personnes seront nommées pour me seconder dans mes missions.

Je ne manquerai pas de vous tenir informer des changements dans les semaines à venir.

Cordialement,

Emmanuel DIDIER
DAFPIC de la région académique de Normandie

vendredi 25 mai 2018

Communiqué FSU Les Lilas le 16 mai 2018

Rapport sur la fusion des académies

Dans un rapport publié le 13 mai, l'Inspection générale de l'éducation nationale fait un bilan de la mise en œuvre des régions académiques créées en 2015, dont elle tire la conclusion qu'il est nécessaire d'aller plus loin. Ce rapport préconise d'arriver à l'horizon 2021 à 13 académies métropolitaines dont la carte se superposerait à celle des 13 nouvelles régions, chaque région académique devant élaborer un projet académique de fusion.

Les précautions des rapporteurs ne masquent pas que l'un des objectifs à terme est de modifier le périmètre de gestion des personnels, en commençant par des "petites régions" comme la Normandie ou les Hauts de France.

Le rôle de l'administration centrale serait recentré sur le pilotage et la conception et « les recteurs devraient voir renforcer leurs compétences en matière de gestion de personnels avec la déconcentration au niveau académique de tous les actes de gestion ». La question du mouvement des personnels du second degré et de leur recrutement est clairement identifiée.

Le rapport préconise également de réexaminer la carte des circonscriptions du 1er degré, d’expérimenter de nouvelles formes d’organisation territoriale et d’aborder la question du statut des écoles et de leurs directions. Ce ne sera pas sans conséquence sur la gestion des personnels du premier degré qui perdrait l’expertise de proximité. Le ministère doit annoncer ses arbitrages pour le début du mois de juin.

La FSU intervient pour défendre le modèle académique, contre les fusions envisagées dont elle interroge le sens et la pertinence.
En effet, outre les mutualisations de service et de moyens, et les économies d'échelle ainsi recherchées, cette réorganisation territoriale s'inscrit dans la perspective de donner toujours plus de compétences aux régions pour les inscrire dans le schéma européen. Les inégalités territoriales, l’accompagnement des personnels, les conditions de réussites des élèves sont absentes du rapport. En quoi des académies plus grandes, pouvant atteindre 2 millions d’élèves permettront au système éducatif de mieux remplir son rôle ?

La FSU défend que les politiques publiques en matière d’éducation doivent être définies nationalement et les cadres de gestion des personnels rester pilotés concrètement par le ministère.

Pour la FSU, la régionalisation de l’éducation, à laquelle la rapport conduit, ne peut mener qu’à davantage d’inégalités dans l’accès des jeunes aux qualifications.

mardi 22 mai 2018

Conseillère de recteur, Csaio de l'académie de Rouen, en charge de la région académique Normandie

NOR : MENH1800124A
arrêté du 20-4-2018
MEN - DGRH E1-2

Par arrêté du ministre de l'Éducation nationale en date du 20 avril 2018, Anne de Rozario, inspectrice de l'éducation nationale de classe normale, est placée en détachement dans l'emploi de conseiller de recteur, chef de services académiques d'information et d'orientation (Csaio) de l'académie de Rouen, en charge de la région académique Normandie (groupe II) pour une première période de quatre ans du 7 mai 2018 au 6 mai 2022.

dimanche 13 mai 2018

Le rapport de l'Inspection générale sur les fusions d'académies : une agression contre les services administratifs

Le rapport de l’Inspection générale de mars 2018 est une véritable agression contre les services administratifs, qui manie l’art de la langue de bois et marche sur des œufs sur le retrait des services de l’Etat auprès des usagers. S’il rappelle régulièrement la nécessité de maintenir un service public de proximité, cela ne prouve qu’une chose : que cet argument avancé par les syndicats opposés aux fusions pèse dans la discussion. Mais que peut valoir des propos rassurants quand l’objectif du gouvernement est de supprimer 120 000 fonctionnaires d’ici 2022 ? Quand l’on apprend que les CIO fermeraient ? Que des lignes SNCF fermeraient et seraient, au mieux, remplacés par des bus ?



Avec des fusions d’académies, les économies d’échelle seront inéluctables, et la marginalisation de certaines zones, rurales ou non, s’accentuera. Nous irions tout droit vers une concentration des services sur quelques points du territoire et une diminution d’activités dans les départements sur fond de dématérialisation à 100% des procédures administratives. Le SNASUB-FSU fera une analyse encore plus fouillée à l'issue de son congrès national qui se tient du 14 au 18 mai. Voici des extraits du rapport dont le SNASUB-FSU a eu communication.

SUPPRIMER 14 ACADEMIES

« …la mission a acquis la conviction que l’organisation des services déconcentrés du ministère de l’éducation nationale et du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation doit être harmonisée avec celle qui découle des lois de 2015 pour l’ensemble des autres administrations. »

«… chaque région académique devra construire, sous l’autorité unique du recteur de région académique, un projet de fusion dont les échéances et les modes d’organisation pourront varier selon les cas, sans jamais remettre en cause l’objectif de fusion effective au plus tard pour la rentrée scolaire et universitaire 2021. »

Note du SNASUB-FSU : il y a actuellement 30 académies. L’objectif est de créer 9 académies en métropole, 4 n’étant pas concernées car leurs contours épousent les nouvelles Régions (Rennes, Orléans-Tours, Corse, Nantes). Au total, cela ferait 13 académies en métropole et 4 en outre-mer.

LA POSITION DES PERSONNELS DE NORMANDIE EST NIEE
« Aujourd’hui, même si certaines postures peuvent être inchangées, la mission constate que, surtout depuis la parution du décret du 2 novembre 2017 qui charge le recteur de la région académique de Normandie, recteur de l’académie de Caen d’administrer l’académie de Rouen, la grande majorité des acteurs de ces régions académiques ont admis l’idée que les académies auxquelles ils appartiennent sont appelées à fusionner à brève échéance. Les préoccupations des personnels se situent davantage maintenant sur les conditions et les conséquences de cette fusion que sur son principe. »

Note du SNASUB-FSU : où les rapporteurs ont-ils bien pu dénicher cette information ? Le rapport tend à faire la démonstration de l’inéluctabilité du processus de fusion. L’intersyndicale de Caen avait au contraire démontré lors du référendum organisé dans les services que la presque unanimité des personnels est opposée à la fusion. Rappelons que 80% des syndicats y sont opposés.

SERVICES DES RECTORATS
« Il ne s’agit, ni plus ni moins, que de reproduire à l’échelon régional l’organisation académique actuelle sur la base d’un réaménagement des services académiques dans leurs sites respectifs confirmés. »

« reconfigurer la chaîne du pilotage académique, de recomposer les plateformes de gestion,… »

«… les projets de réorganisation devront différencier les modes d’organisation des services qui ne nécessitent pas de proximité particulière (statistiques et programmation, examens et concours, gestion de masse…) de ceux qui doivent maintenir les interfaces et dialogues avec les écoles, les établissements, les personnels et les usagers. »

Note du SNASUB-FSU : Ces phrases sont lourdes de dangers pour les services comme les DAJ, DAF, DEC, DSI, DPPM… au rectorat mais aussi en DSDEN : SPM, SAMD, SIB... Quels choix seront retenus : bi-sites ? Alors, un seul chef de service éloigné d’un des deux sites, flanqué éventuellement d’un adjoint dans l’autre site ? Quel intérêt ? Un mono-site dans une nouvelle académie ? Alors fermeture de l’autre site.

DSDEN
« …Le redécoupage des périmètres académiques remet en question les organisations départementales et infra-départementales, qui devront répondre à la nécessité de construire une chaîne de pilotage et de conseil continue, solidaire et réactive, autour du recteur de la nouvelle académie. »

« …la mission recommande, partout où les recteurs des nouvelles académies le proposeront et, dans un premier temps, sous forme d’expérimentation, de nommer le même inspecteur d’académie directeur académique des services de l’éducation nationale de deux départements… »

Note du SNASUB-FSU : Les DASEN ont depuis 2012 des attributions académiques et non plus départementales. Par ailleurs, l’effacement du caractère départemental est envisagé avec la disparition des Départements là où existent des Métropoles. Tous ces éléments contribuent à affaiblir l’échelon départemental. La dilution-disparition est évoquée par la nomination d’un DASEN pour deux départements. La Cour des Comptes a pointé qu’entre 2011 et 2015 il y a eu une baisse de 2% des effectifs des DSDEN et une hausse de 2% dans les rectorats. Cette pente ne pourra que s’accentuer si l’on suit les préconisations du rapport.

IEN
«…la carte des circonscriptions du premier degré devra faire l’objet d’un réexamen généralisé. »

Note du SNASUB-FSU : les collègues en IEN risquent de se retrouver confrontés à un redécoupage là où cela n’a pas encore été fait dans l’académie.

CROUS
« La réflexion devra également porter sur les centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) qui, dans le cadre du CNOUS, ont déjà entamé des opérations de fusion dans les régions académiques de Bourgogne-Franche-Comté et Normandie. Ces opérations devront être menées à bien et poursuivies au fur et à mesure de la mise en place des nouvelles académies. »

Note du SNASUB-FSU : extension à l’échelon national de la fusion des CROUS de Caen et de Rouen.

ESPE
« …la réflexion devra aussi concerner le réseau des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPé) qui pourrait évoluer pour s’aligner sur le territoire des nouvelles académies. »

Note du SNASUB-FSU : le rapport est plus timoré quant à une fusion des ESPE qui est tout de même envisagé.

TOUS EN GREVE LE 22 MAI POUR DIRE NON AUX CONCLUSIONS DU RAPPORT !

Télécharger le rapport complet n°2018-029 de l'IGAENR

vendredi 27 avril 2018

RAPPROCHEMENTS CAEN - ROUEN : compte rendu de la réunion à Vimoutiers 24.04.18

Le rôle d’Eurogroup

Le Recteur redit que la fusion est une possibilité mais ce n’est pas forcément l’avenir. La société Eurogroup avait produit un document et l’erreur a été de mettre le logo du ministère de l’éducation nationale sur un document de travail interne à l’académie. Aujourd’hui il n’y a plus de mission d’accompagnement des académies par Eurogroup.

L’ESPE de Rouen en attente d’un Directeur

Suite a une intervention de la FSU, le Recteur indique : il n’y a aucun problème de certification des étudiants de l’ESPE bien que le directeur élu en octobre 2017 n’ait pas été validé par le ministère. Il n’y aura pas de fusion des ESPE de Caen et Rouen. Pourtant, les étudiants et les enseignants restent inquiets : http://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/education/exasperation-a-l-ecole-des-enseignants-a-rouen-sans-directeur-depuis-six-mois-PP12846485

Rapport sur la plateforme de gestion des moyens second degré de Caen

Le recteur répond qu’il n’y a pas de rapport et qu’il n’a reçu qu’un appel téléphonique de la personne en charge de l’étude. En conséquence de quoi, il n’est pas possible de donner satisfaction à la demande d’obtention d’un rapport inexistant. Après avoir reformulé la demande sous la formulation de la note de synthèse, et non plus d’un rapport, la secrétaire générale du rectorat de Caen répond que le document ne sera pas communiqué.

Services administratifs

Deux séminaires ont eu lieu avec Eurogroup. Le premier était le 18 janvier au cours duquel le fameux document du cabinet de conseils a été diffusé. Le 28 mars, un second séminaire constituait un bilan d’étape et clôturait l’action d’Eurogroup. Des propositions ont été faites, sans que des décisions soient prises. En juin-juillet 2018, le bilan comparatif sera terminé. Il est prévu à l’automne une présentation des propositions aux syndicats.

Le recteur indique qu’un rapport a été remis au ministre sur la gestion des région académiques lundi 16 avril 2018. Ce rapport n’est pas public et il indique qu’il n’en connait pas le contenu. Nous avons protesté sur le caractère confidentiel de ce rapport, ce qui nous parait illégal. Il n’a jamais été question d’expérimentation d’un recteur sur deux académies tout au long de la réunion. Le sujet semble derrière nous...

Concernant la DAFPIC, le recteur se dit favorable à ce qu’une harmonisation indemnitaire ait lieu entre les deux sites Caen et Rouen dans un sens favorable aux personnels.

Les nouveautés
Structures mises en place pour les deux académies :
- Un Conseil pédagogique normand a été mis en place en février, sous l’autorité de Mme Boucker.
- Un groupe innovation : animé par Yannick Soubien
- Un Conseiller Technique ASH de l’académie de Rouen, nommé, va coordonner l’action pour les deux académies mais un adjoint est prévu pour Caen.
- Une équipe de laïcité et du fait religieux est en place : coordonnateur Franck Lelièvre IA-IPR Philosophie (Rouen) et Dominique Canterelle (Conseiller technique du recteur pour les établissements et la vie scolaire à Rouen)
- DANE : Délégation Académique au Numérique Educatif : une répartition des tâches entre le DANE de Caen et le DANE de Rouen. Actions en étroite collaboration.

SAIO
Le CSAIO de Caen reste dans ses fonctions et une CSIAO pour Rouen sera nommée à partir du 7 mai 2018 et s’appelle Anne DE ROSARIO. Elle ne sera pas le supérieur hiérarchique du CSAIO de Caen mais est considérée par le recteur comme « chef de file » sur certains dossiers interacadémiques.

Télécharger le compte rendu

mercredi 25 avril 2018

Le SNASUB-FSU a boycotté le Comité technique spécial académique du 24 avril. Pourquoi ?

Le SNASUB-FSU participe à un maximum d’instances dont il est membre. Vous en avez régulièrement des compte-rendu.

Mais depuis plusieurs mois, nous sommes confrontés à un projet de rapprochement/fusion des académies de Caen et de Rouen qui crée des tensions. Ce projet fait l’objet d’une attitude de repli de la part des autorités académiques qui communiquent ce qu’elles veulent bien communiquer. Mais quand nous demandons à avoir une copie du powerpoint sur ce rapprochement diffusés à des chefs de division le 18 janvier, c’est silence radio. Quand nous demandons une audience sur ce powerpoint, c’est encore une fin de non-recevoir. Quand nous demandons à avoir une copie du rapport sur l’avenir de la plateforme de gestion des moyens second degré (DPPM), c’est encore un blocage.

Il se passe à l’évidence des manœuvres dans les deux académies et au plan national. Sachez ainsi que les étudiants de Rouen inscrits à l’ESPE ne peuvent se faire titulariser car il n’y a pas de directeur nommé par le ministre Blanquer qui bloque, sans explications (voir Actu.fr). Va-t-on vers la fusion des ESPE de Caen et de Rouen ?

Si le rapprochement des deux académies est si bénéfique pour tous, pourquoi nous tenir à l’écart du processus en court ?

Nous manifestons donc notre désaccord avec la méthode employée et contre toute fusion des académies en boycottant ce CTSA.

mardi 24 avril 2018

Déclaration FSU devant le recteur - rapprochement des académies

Monsieur le recteur,

Vous réunissez pour la troisième fois les représentants des personnels des deux académies de Caen et de Rouen afin de nous entretenir de leur rapprochement. Fin septembre 2017, vous teniez un discours qui se voulait rassurant ; fin janvier 2018 vous donniez votre opinion sur la probable fusion des académies. Vous affirmez vous inscrire dans le dialogue social. Dans ces conditions, vous ne verrez aucun inconvénient à répondre aux questions que la FSU se pose quant à l’avenir des services académiques et des conditions d’exercice pour les personnels.

Avant toute chose, nous tenons à déplorer que le 24 janvier à Pont-Audemer vous n’ayez pas communiqué le document signé conjointement par Eurogroup et le Ministère de l’éducation nationale intitulé « Appui à la gouvernance et au pilotage de la région académique Normandie » daté du 18 janvier mais communiqué à des chefs de division des deux rectorats. Les représentants du personnel devraient-ils avoir un traitement inférieur aux personnels en place en matière d’information ? Nous aurions pu discuter de choses sérieuses. Par exemple, ce document interne parle « de l’académie de Normandie », d’un « modèle d’académie unifiée ». Une division du rectorat, la DEC, est considérée en « doublon » dans ses activités, mais avec qui, si ce n’est la même division à Rouen. Concernant cette division, il est précisé qu’il faut aller vers : « une rationalisation attendue (absence d’intérêt à maintenir deux activités au sein d’une même académie), avec des gains de marge de manœuvre potentiels ». Si ce document est une aide à la prise de décision ministérielle pour une éventuelle fusion, pourquoi a-t-elle été présentée en réunions de chefs de division ?

Lors du CTA du 4 avril dans l’académie de Caen, la FSU vous a demandé à avoir accès au rapport ministériel sur l’avenir de la plateforme de gestion des moyens second degré. Vous avez tergiversé en renvoyant la possibilité de communication à l’autorisation de l’auteur du rapport. Mais la libre communication d’un document administratif ne relève pas de la volonté de l’auteur du document mais d’un droit lié au code des relations entre l’administration et les usagers. Il revient donc à un service juridique de statuer sur le caractère communicable ou non du rapport.

Nous voulons aussi évoquer une certaine forme d’hypocrisie qui consiste à dire que la fusion n’est pas en route. Le décret du 10 décembre 2015 sur les régions académiques permet d’ores et déjà la fusion larvée de parties de notre administration. Ainsi, la création de la DAFPIC est le produit de la fusion de deux services antérieurs : la DAFCO à Caen et la DAFPIC à Rouen. Le document fourni au CHS CT A de Rouen concernant le service interacadémique de l’enseignement supérieur fait état d’une dégradation des conditions de travail du chef du service et de son adjoint qui « ont vu leur charge d’activité multiplié par 1,5 en volume, sans compter l’accompagnement de conduite du changement de l’équipe au cours de la période de préparation puis d’installation du nouveau service ». Le fonctionnement de gestion des deux académies apparait périlleux et sources d’erreurs : « La complexité de la gestion liée aux deux circuits de signature et de décision, aux deux chartes graphiques à faire appliquer aux agents et au respect des deux périmètres différents de compétence en fonction de chacune des académies. »

La presse a relaté récemment la mobilisation des étudiants de l’ESPE de Rouen sans directeur depuis des mois. Pourriez-vous nous donner la raison de ce blocage par le ministère ? Doit-on y voir une anticipation de la fusion des ESPE de Caen et de Rouen ?

La FSU reste bien évidemment opposée à toute fusion. Les personnels vont dans le même sens, comme le confirme le référendum organisé dans les services académiques de Caen par la FSU, avec le SGEN-CFDT et SUD éducation. Le résultat de ce référendum indique que la quasi-unanimité des collègues ont bien compris les enjeux en matière d’emplois et de réduction des services publics.

Vimoutiers, le 24 avril 2018

vendredi 6 avril 2018

Défense des académies : RASSEMBLEMENT CONTRE LA FUSION DES ACADEMIES : mercredi 4 avril 2018

LA PRESSE EN PARLE : (cliquer sur chaque image pour consulter les articles en ligne)




se rendre à 2mn 50 pour voir le reportage de France 3

Résultats du référendum sur la fusion des académies

Déclaration des organisations syndicales SNASUB-FSU/ SGEN-CFDT/SUD éducation

CONCLUSION DU REFERENDUM SUR LA FUSION DES ACADEMIES

227 personnes ont participé au référendum. 217 ont voté contre toute fusion des académies de Caen et de Rouen, 8 personnes pour la fusion et 2 abstentions ou nul. 95,6% des participants se déclarent donc totalement opposés à la fusion.

La participation a oscillé entre 40% et 60 % selon les services : 40% au rectorat, 59% dans la DSDEN de la Manche et dans celle du Calvados ; 60% dans celle de l’Orne. L’opposition à la fusion est acquise dans toutes les DSDEN. Au rectorat, les conditions du référendum ont été plus difficiles du fait de l’éparpillement des collègues. Sur l’ensemble des personnels au rectorat, il n’y a qu’un seul votant favorable à la fusion, sur 118 votants.

Ces résultats sont extrêmement encourageants. Ils signifient que les personnels ne sont pas dupes des propos rassurants, qu’ils ont conscience des enjeux et ont décidé de prendre position alors que les annonces ministérielles ne sont pas encore faites sur une éventuelle fusion.

L’intersyndicale va envoyer ces résultats au ministère et va demander une audience au ministre de l’éducation nationale pour défendre notre académie, nos services et nos missions.

vendredi 30 mars 2018

Exprimons nous contre la fusion des académies !


Le comité technique académique se réunira le 4 avril dans lequel les organisations syndicales signataires interviendront pour demander l’arrêt du processus de rapprochement/fusion en cours.



La fusion c’est :
- la destruction de savoir-faire
- des pertes d’emplois (la circulaire du 4 mars 2016 pour la mise en œuvre des régions académiques dit : « La mutualisation, (…) peut prendre plusieurs formes, consiste à obtenir des gains d'efficacité (…) en jouant sur différents leviers, tels que (…) les économies d'échelle,»
- une perte de proximité avec les usagers
- un affaiblissement du service public

Défendons :
- le maintien de tous nos emplois
- le maintien de nos missions, de nos services
- une académie à taille humaine

PAS TOUCHE AUX SERVICES ACADEMIQUES !

TOUS AU RASSEMBLEMENT MERCREDI 4 AVRIL – 13H30 entrée du rectorat




Télécharger le tract d'appel au rassemblement

dimanche 25 mars 2018

REFERENDUM SUR LA FUSION DES ACADEMIES : dates des votes en DSDEN et au rectorat

Près de 90 personnes présentes à l'AG organisée par l'intersyndicale SNASUB-FSU/SGEN-CFDT/SUD-éducation le jeudi 15 mars. Beau succès pour l'intersyndicale qui avait commencé à informer les personnels des 3 DSDEN et du rectorat il y a plusieurs semaines. Le référendum est donc lancé et d'ores et déjà plusieurs dizaines de collègues ont voté à l'issue de l'AG.

Nous serons présents dans les DSDEN et au rectorat aux dates suivantes :

DSDEN du Calvados :
- lundi 19 mars (12h00-13h30)
- du 20 mars au 3 avril, en prenant rendez-vous au local syndical avec Nicolas Tissandié nicolas.tissandie@ac-caen.fr ou Odile Locher odile.locher@ac-caen.fr pour voter.

DSDEN de l'Orne :
- lundi 19 mars (10h30-12h), salle A4-57
- du 20 mars au 3 avril, vote possible sur la pause méridienne au bureau de Séverine Champroux.

rectorat :
- lundi 19 mars (11h45-13h45) salle 219 (local syndical, se situe aile droite du rectorat, 2è étage, palier plateforme chorus)
- lundi 26 mars (11h45-13h45) salle 219 (local syndical, se situe aile droite du rectorat, 2è étage, palier plateforme chorus)

DSDEN de la Manche :
- mardi 20 mars (13h30-15h30)
- du 20 mars au 3 avril, en prenant contact avec Alexandre MArie alexandre.marie@ac-caen.fr pour voter.

Pour les collègues excentrés en CMS et IEN, il est possible de voter par correspondance. Contacter les correspondants cités de votre DSDEN pour avoir le matériel de vote.

vendredi 16 mars 2018

Campagne contre la fusion éventuelle des académies : la presse en parle !

OUEST-FRANCE



NORMANDIE ACTU

Lire l'article paru sur le site Normandie actu

mardi 20 février 2018

Fusion d'académies : les collègues de Nice solidaires de ceux de Caen !

120 personnes du rectorat de Nice et de la DSDEN des Alpes-maritimes sont venues à la réunion que le SNASUB-FSU organisait ce mardi 20 février. François FERRETTE avait été invité par la section syndicale du SNASUB-FSU de Nice et a témoigné de la situation dans l'académie de Caen : une expérimentation sous la forme d'un rapprochement entre Caen et Rouen, qui glisse peu à peu en projet de fusion par anticipation. Le SNASUB-FSU a révélé l'existence d'un document interne du rectorat où il est clairement évoqué l'idée d'une seule académie avant même que le ministère ne le décide. A Nice, ils craignent une fusion avec l'académie d'Aix-Marseille car ils sont dans la même configuration locale : deux académies plutôt rurales d'une même région académique avec peu de départements.

Nos collègues de Nice ont manifesté leur solidarité avec des affichettes où on pouvait lire : "Caen - Nice, Solidarité ! non à la fusion des académies". Message fort sympathique et nous les en remercions.

Le SNASUB-FSU considère que rien n'est jamais écrit d'avance, que la vie est un éternel combat. Aussi est-ce par notre action collective, dans l'intérêt des personnels et pour un service public de proximité, que le rapport de force va être décisif. Celui qui ne se bat pas a déjà perdu. Notre syndicalisme ne sera pas un syndicalisme de renoncement et de fatalisme.

Prochaine étape : l'AG des personnels de Caen (rectorat et DSDEN) le 15 mars à 10h. Soyez nombreux !

lundi 19 février 2018

Lettre ouverte au personnel d'encadrement du rectorat de Caen et des DSDEN

Depuis septembre 2017, le choix de rapprocher les académies de Caen et de Rouen suscite des interrogations parmi le personnel. Au SNASUB-FSU, nous ne comprenons pas pourquoi il serait acceptable pour le personnel d’encadrement de renoncer à la défense de leurs emplois. Le service public est un tout. En s’en prenant au personnel d’encadrement, on touche au nœud de ce qui rend le service public opérant. Le personnel d’encadrement incarne la présence du service public, il anime et coordonne l’activité d’un service. Retirez un emploi de cadre et s’ensuit la dévitalisation d’un service.

Les conditions de travail et de vie des personnels d’encadrement nous importent tout autant. Voyez vos collègues des autres services de l’Etat, regardez comment ils sont traités depuis la réforme territoriale : moindre qualité dans les conditions de travail et qui se répercute dans la vie privée. Pour un certain nombre d’entre vous, le déclassement sera votre porte de sortie.

Mais au fait, pourquoi y a-t-il rapprochement/fusion des académies ? Initialement, il s’agissait d’avoir un interlocuteur unique « éducation nationale » devant le Préfet de Région et du Président du Conseil régional. Afin d’unifier la parole de l’Etat, le décret du 10 décembre 2015 instituait un « recteur de région académique ». Puis, il a été prétexté d’harmoniser des politiques différentes des deux académies pour des missions qui ont un lien avec celles de la Région. D’où la création de la DAFPIC (sans équivalent dans d’autres académies). Pour autant, il n’y a pas besoin de retailler les académies car seules 10% des activités rectorales ont un lien avec les missions des Régions. Mais pour les tenants du moins-disant en service public, il fallait aller plus loin. On mord désormais sur les 90% des activités n’ayant aucun lien… On se met à comparer toutes les activités des deux rectorats. Nous savons que certains d’entre vous sont allés, ou vont se rendre à Rouen, d’autres vont accueillir leurs homologues de l’autre académie. Nous vous demandons de ne pas faire de zèle, de ne pas anticiper des fusions de services ni même de mutualisations. Sachez qu’en 2008, la mutualisation académique des services des DEC et des Bourses (alors dans les IA) a été le prétexte pour réduire les effectifs.

Le SNASUB-FSU réaffirme son opposition à toute fusion. Les conséquences seront négatives pour les personnels, accentueront le sentiment d’abandon de certaines zones géographiques éloignées du centre de décision, rendront l’administration moins lisible et moins accessible aux usagers. Mobilité géographique pour les cadres, mobilité fonctionnelle imposée pour les autres (quid des agents non titulaires ?) et un service public amoindri. La fusion, c’est la chasse aux doublons (moins de cadres et moins de service public), la mise en place de services bi-sites avec à terme la concentration de missions de l’Etat sur un seul site. N’oublions pas que la circulaire du 26 septembre 2017 du Premier ministre envisage, à travers le Programme Action Publique 2022, des glissements de missions entre services publics, (y compris vers les collectivités publiques), des « transferts au secteur privé, voire des abandons de missions » pour l’ensemble des services de l’Etat. Tout ceci sur fond d’économie et de suppressions de 120 000 emplois dans la fonction publique. Défendez vos emplois, défendez vos conditions de travail ! Vous aurez l’assurance d’avoir le soutien du SNASUB-FSU.

vendredi 16 février 2018

Réunion d'information syndicale contre la fusion des académies de Caen et Rouen

jeudi 15 février 2018

Une critique des services en bi-sites

Le SNASUB-FSU a été à la rencontre d’une collègue qui a subi la réforme territoriale dans le secteur jeunesse et sports, en DRJSCS, en 2015-2016. Elle nous fait part de son ressenti. Témoignage.

- peux-tu nous présenter les changements dans la nouvelle organisation de ton service depuis la réforme territoriale ?

De notre point de vue de salariés, l’objectif de la régionalisation était le suivant : diminuer le nombre d'agents. Mais cela a multiplié le nombre de personnels d’encadrement : outre un directeur, deux adjoints (au lieu d'un seul auparavant) et un chef pour chaque pôle. Notre chef de pôle est également sur les missions de Rouen et il a dû s'entourer (en les nommant des adjoints) d'un cadre A sur chacun des sites. Bref, une usine à gaz !

La première démarche a été de créer un Pôle à Caen puis de nommer un chef de pôle. Première difficulté puisqu'on avait deux chefs pour un seul poste. Et c'est le départ des difficultés et du « soutien » des équipes envers leur chef respectif. Les premières tensions apparaissent et sont ressenties par les équipes (nous).

Dans un second temps, une réunion commune a été organisée pour confondre les pratiques (éviter de trop déstabiliser nos partenaires institutionnels, organismes de formation, écoles...) entre les deux sites pour ne retenir qu'une seule pratique. Et là aussi, cette réunion sera mémorable tant elle a été vécue dans la souffrance. En effet, les propositions sont perçues comme une évaluation de ce que fait chacun et qui fait mieux que qui. C'est un échec et une interruption de dialogue.

Il y avait 6 personnes à temps plein pour les missions à Rouen sur le secteur social/paramédical, 4 ont été désignées ici pour ces mêmes missions et ce chiffre est porté à 3 depuis le 1er septembre 2017 sur le volet administratif. En revanche, le chef de pôle désigné s'est entouré de deux personnes (une à Caen, l'autre à Rouen) pour le seconder (signature des convocations et entretiens professionnels). Ce qu'il en résulte, les courriers, arrêtés, notifications... doivent être visés par le référent du diplôme, puis l'adjoint au chef de pôle, puis le chef de pôle avant d'être proposés à la Directrice.

Il faut anticiper chaque demande de signature, le temps nécessaire à ce parcours, la présence à Caen ou Rouen. Un casse-tête quotidien et une angoisse supplémentaire pour tenir les délais. En effet, les textes nous imposent des dates et délais sans prendre en compte ces difficultés. La directrice signe de moins en moins de documents (diplômes y compris), charge trop importante.

- Comment s’est passé la refonte des fiches de poste ?

C'est la seconde étape qui a été de produire des fiches de poste après la décision de séparer les missions et les belles promesses nous annonçant que les compétences seraient prises en compte ont été démenties. En réalité, les chefs pensent, nous positionnent et une seule fiche de poste est proposée par agent. Elle n'est pas nominative mais dès la parution, nous savons qui est « derrière » chaque fiche de poste. Dans notre cas, nous étions deux à Caen sur l'expertise et désignées référentes sur l'application. Nous devons abandonner certaines missions dont nous avions la charge précédemment. La partie JS est à Rouen et la partie Paramédicale/Sociale à Caen.

- On a rassuré les personnels en leur disant qu'il n'y aura pas de mobilité géographique. La direction de ton service étant à Rouen, y a-t-il eu des réunions (formation, réunions de service...) dans l'académie de Rouen ?

On a des réunions dans l’ex-haute Normandie (4 en 2016-2017) avec de beaux discours et on nous rassure mais en fait on a eu des déplacements (site du zoo de Cerza, Le Havre...) pour chacun d'entre nous. Mais il est exact qu'aucun agent n'a eu de mobilité géographique forcé. Mais les chefs ?? S'ils voulaient conserver la fonction, obligation de résidence administrative à Rouen, et sans parler des contractuels qui ont tellement eu peur à la non reconduction de leur contrat. Ils ont une grande fatigue et bien qu'en poste à responsabilité, ils sont distants et en souffrance sans pouvoir se plaindre. L'ambiance s'en trouve dégradée.

- quelles sont les relations avec la hiérarchie ?

Mon chef de pôle vient au moins une fois par semaine à Caen et souvent deux. Mais j'ai vu la Directrice une fois en juillet 2017... Est-elle ici ? Pas moyen de le savoir. Et ce qui est désolant c'est que le chef de pôle a tellement à faire qu'il n'effectue même pas notre entretien professionnel et que je ne peux le rencontrer seul. Donc en cas de problème avec la personne qu'il a nommé pour l'assister ici, la parole n'est pas libre. Et il faut ajouter que la Directrice est dans l'incapacité de nous connaître individuellement, au contraire de ses prédécesseurs. Nous essayons, en tout cas, proposons le maximum de visioconférences même pour la tenue de jury.

- quel est l'état d'esprit des personnels depuis la réforme territoriale ?

Le côté humain est oublié et c’est tellement dommage dans un Ministère des sports qui était le plus convivial que j'ai connu. Les personnels sont démotivés et sans illusions malgré les efforts constants. J'ai entendu une collègue dire à la directrice qu'elle ne supporterait pas les 8 années qui lui restent à effectuer dans ce stress permanent avec la crainte d'erreurs qui pèsent à ce point. Nous avions du stress mais avec la reconnaissance et des moments agréables pour surmonter cela. Mais c'est aussi une époque révolue, de moins en moins de temps et d'argent ! La plus grosse difficulté est de trouver un sens à son travail car tous les efforts et investissements personnels sur des missions précises n'ont servi à rien, en tout cas pas à nous protéger de ces changements permanents, alors si l'équipe est solidaire dans la difficulté, elle ne l'est plus avec les chefs et c'est fort regrettable.

- Comment s’est effectuée la transition ?

Le transfert des tâches, des archives, les statistiques, enquêtes, état des lieux et recherche de la mémoire a été lourd et douloureux. En plus de nous déposséder de nos missions, nous avons accompli un travail titanesque d'archive et de recherche diverses. Qu’avons-nous sur le site de Caen ? Faire un inventaire, le transmettre au site de Rouen... et des enquêtes qui se suivent et se ressemblent car les demandes sont quasi identiques mais pas centralisées. En clair, tout était à faire, construire mais sans pilote !!! Et dans un service de diplômes où les demandes pour perte sont quotidiennes, il faut de l'ordre. Quant au transfert des missions, cela demande une organisation militaire avec transmission des informations aux partenaires, au public. Personne ne sait vers qui aller, le téléphone sonne en permanence, les informations au public sont fausses. Et être sur deux postes en même temps le temps de la clôture a été une souffrance réelle avec envie de rien, plus de motivation. Une situation non souhaitable pour aucun salarié même si le changement n'est pas le problème mais comment il est abordé, mis en place, enfin la prise en compte de l'humain derrière les missions.

Sans oublier les formations à suivre pour la prise de poste pendant que tu clos ton dossier et que tu dois travailler sur le prochain. Bref même dans la joie, la bonne humeur a du mal à garder le dessus. Un peu long et pas très optimiste tout cela, mais tu comprendras qu'il est difficile de passer sous silence cette « grande aventure ». Au-delà de la perte de nos missions, c'est notre identité, le sens à notre travail et par conséquent quelques belles valeurs que nous avons perdu.